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Une meilleure continuité grâce à la technologie blockchain

La technologie blockchain est idéale pour régler de manière incontestable des transactions à un faible coût. Une blockchain privée peut également offrir cette fonctionnalité en assurant une meilleure continuité aux entreprises qui veulent l’utiliser.
Peter Snoeckx

La technologie blockchain est idéale pour régler de manière incontestable des transactions à un faible coût. Une blockchain privée peut également offrir cette fonctionnalité en assurant une meilleure continuité aux entreprises qui veulent l’utiliser.

La technologie blockchain suscite un grand engouement à l’heure actuelle. Pour ceux qui l’ignoreraient encore : ce « grand livre distribué » permet d’enregistrer des transactions entre les différentes parties. La technologie sous-jacente assure la sécurité des opérations. Le code de validation qui est généré dépend en effet de tous les autres codes ainsi que des données de la transaction proprement dite. Si ces dernières sont modifiées, le code calculé ne correspond plus, de même que tous les codes suivants.

En outre, comme le fichier de toutes les transactions est tenu à jour dans différents ordinateurs, il faudrait effectuer une modification sur tous ces ordinateurs.

Les organisations peuvent donc utiliser ce grand livre comme une forme de protection pour les transactions entre deux parties, mais également pour prouver l’origine de certains biens. Aujourd’hui, il existe déjà une blockchain pour les pierres précieuses qui vise à éviter la mise en circulation de diamants du sang. Les pouvoirs publics peuvent également recourir à cette technologie pour délivrer des documents officiels par voie électronique, avec une blockchain « hash » comme protection au lieu d’un cachet sur papier.

Le concept de la blockchain montre cependant encore quelques faiblesses. Comme le calcul des codes de transaction et l’adéquation entre les différents serveurs puissants, qui tiennent à ce jour ce grand livre, prennent pas mal de temps, le nombre de transactions est plutôt limité. Pour la Bitcoin blockchain, nous en sommes actuellement à 2 transactions par seconde – soit une fraction des milliers de transactions qui sont nécessaires pour atteindre le niveau des paiements passant d’une banque à l’autre. Sur le plan technologique, des solutions existent cependant pour augmenter ce nombre mais la « communauté » doit atteindre un consensus à cet égard, ce qui n’est pas évident actuellement.

La dimension du grand livre, qui doit contenir par définition toutes les transactions (pour pouvoir s’y référer par la suite), augmentera également fortement en cas d’innombrables transactions. De plus grands serveurs seront donc nécessaires pour les tenir à jour.

En raison de l’application de la technologie, la confirmation de la transaction prend également quelques minutes – ce qui n’est pas très pratique lorsque le commerçant que vous êtes veut avoir la certitude d’être payé avant le départ du client. Dans le cas d’une carte de banque ou de crédit, cette confirmation est quasi immédiate ou la banque offre au moins une garantie en cas de transactions frauduleuses.

Autre problème : aucune technologie de référence univoque ne s’est encore imposée. Elle ne viendra peut-être jamais. Mais actuellement, il existe à côté de la Bitcoin blockchain beaucoup d’autres technologies qui peuvent conquérir une place sur le marché. Une consolidation est nécessaire pour qu’un système de référence soit largement accepté. Aujourd’hui, si une entreprise choisit une version, elle court le risque que celle-ci n’existera plus à brève échéance ou encore qu’elle n’évoluera plus.

Mais considérer tout le concept de la technologie Blockchain comme une mode passagère serait jeter le bébé avec l’eau du bain. En examinant d’un point de vue purement fonctionnel la valeur ajoutée de transactions non modifiables et validées par chaque partie, il est incontestable que l’on peut en retirer un très grand avantage.

Une solution serait que des organisations mettent sur pied leur propre blockchain « privée ». Ces organisations doivent être une « partie neutre » dans la transaction, comme des pouvoirs publics, une banque, un auditeur ou un prestataire de services informatiques. Cette partie n’aurait donc aucun intérêt à manipuler la transaction, ce qui permettrait de conserver la confiance à l’égard du grand livre central.

Il s’agit bien entendu d’une tout autre approche que le regard légèrement anarchique que portent les adeptes de la Blockchain sur le concept. Cette vision mondiale présente en effet aussi ses inconvénients. Il faudra encore du temps et des innovations pour qu’un grand groupe de membres d’une « community » s’accorde sur les changements du concept. Les changements proposés à la Bitcoin blockchain, qui doivent autoriser des transactions par seconde plus nombreuses, sont rejetés par un groupe de « miners » parce qu’ils verraient leurs revenus se réduire. Un schisme pourrait en découler, ce qui ne garantirait pas la continuité pour les utilisateurs professionnels.

Les faibles coûts de transaction sont un autre grand avantage de la blockchain. Ils permettent d’enregistrer bien plus de transactions que ce n’est le cas actuellement. Ainsi, chaque étape dans un processus peut indéniablement être fixée si cela produit une valeur ajoutée. Cet avantage est conservé dans le cas d’une blockchain privée. Effectuer entièrement en ligne la validation concluante d’un acte de naissance ou d’un certificat de bonne vie et mœurs revient nettement moins cher que faire établir ou estampiller un tel document par un fonctionnaire communal au guichet.

Prendre les inconvénients encore associés à cette nouvelle technologie comme excuse pour ne pas s’y intéresser est une conclusion un peu trop hâtive.

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