Santé
Excellence d’entreprise Capital humain et Organisation

Réseautage dans le secteur hospitalier

Let's get started!
Dominique Roodhooft

La formation des réseaux hospitaliers semble avoir toujours été un exercice périlleux et délicat. Une partie du chemin a certes déjà été parcourue, mais ce sujet restera prioritaire à l’ordre du jour des directions hospitalières pour les années à venir.

D’autre part nous constatons une énorme différence au niveau de l’évolution et de l’attitude entre le Nord et le Sud du pays : là où en Flandre le puzzle de qui veut travailler avec qui est plus ou moins résolu, du côté wallon on a particulièrement avancé sur la recherche de synergies et de scénarios de centralisation des services de support (comme le projet commun d’une plateforme de services intégrés dans 22 institutions de soins wallonnes).

On voit en Flandre également pas mal de différences entre les réseaux dans le nombre d’hôpitaux participants et de lits par réseau, les bassins de soins, les agréments et la technologie disponible, au point que l’on est en droit de se demander si l’offre de soins sera bien la même pour tous dès le moment où les réseaux seront effectifs.

Ce qui est sûr, c’est que la tendance est là ! De nombreuses concertations entre hôpitaux se font à plusieurs niveaux et tout le monde s’accorde à dire que la collaboration est inévitable si l’on veut encore améliorer l’efficience et la qualité. Les réseaux augmentent la capacité d’action ainsi que les économies d’échelle dès qu’il s’agit d’investir dans de nouvelles technologies et c’est justement là que résident les défis futurs majeurs. : la mise en commun des moyens et la portée du réseau pour s’attaquer aux évolutions futures.

Et comme les pouvoirs publics insistent fortement sur la centralisation des pathologies et sur l’hyperspécialisation, les réseaux doivent être encore un peu plus poussés dans le dos. Il est clair maintenant que les réseaux doivent tout d’abord se concentrer sur l’aspect médical. La pierre angulaire du succès d’un réseau résidera dans les accords élaborés entre les (associations de) médecins. Rassembler l’expertise médicale ne pourra qu’être bénéfique pour le patient, de même que la mise à disposition des soins hyperpécialisés, et ce que ce soit dans le réseau propre ou en en dehors de celui-ci. Il conviendra de se mettre d’accord sur comment les différentes parties souhaitent collaborer, sur les aspects financiers, sur les rôles de garde, sur la gouvernance, etc. Le progrès ne sera perceptible que lorsqu’une certaine stabilité aura été trouvée et que le bond en avant ainsi réalisé ne permettra plus aucune marche arrière. Les pouvoirs publics devront aussi prévoir rapidement un cadre légal concret rendant possibles les étapes suivantes, car pour le moment c’est l’incertitude qui freine le mouvement.

Pour leur permettre de décoller, il faut que les partenaires des réseaux décident au plus vite la valeur que pourront représenter ceux-ci et surtout comment la valoriser. Le partage de l’information sur l’activité, les performances et les coûts doit donc se faire en toute transparence. En agissant de la sorte, il sera possible de définir rapidement où les ‘gains rapides’ de la collaboration se situent et comment la collaboration pourra contribuer à des soins au patient encore plus efficients et toujours meilleurs. La réalisation de projets communs et qui signifient une situation de win-win pour les patients et les hôpitaux du réseau servira de fondement au développement de la confiance sans laquelle aucun réseau ne pourra se développer avec succès. Beaucoup de temps et d’énergie ont déjà été consacrés aux réseaux. Il faut maintenant oser franchir le pas et réaliser ce fameux projet positif dans lequel le patient occupera une place centrale !

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Dominique Roodhooft