Les neuf vies d’un consultant

Avant de revenir au bercail après une longue journée de travail, je ressens le besoin de faire le point sur mes réalisations du jour.
Frederik Simoen

Avant de revenir au bercail après une longue journée de travail, je ressens le besoin de faire le point sur mes réalisations du jour. Que s’est-il passé depuis que j’ai quitté la maison tôt ce matin ?

AU NIVEAU CHRONOLOGIQUE : PAS LOIN DU CHAOS

Tout d’abord, il y a eu ce moment de réflexion aux côtés de mon évaluateur personnel. Comme souvent, nous en arrivons vite à discuter de mes défis et objectifs individuels, ce qui nous amène à pointer quelques questions stratégiques sur le pourquoi et le comment de Möbius.

Après une discussion animée, il est temps de passer au projet A. Avec les autres membres de l’équipe du projet, nous déterminons l’approche du groupe de pilotage qui opèrera chez le client la semaine prochaine. Quelles informations les interviews des salariés ont-elles livrées ? Comment se profile l’approche organisationnelle et le contact avec les clients au niveau des différents départements ? Comment pouvons-nous le présenter clairement au management afin qu’il puisse prendre les bonnes décisions ? Après 2 heures, nous disposons d’une vision claire de notre argumentation.

À midi, petite pause, le temps d’aller chercher un sandwich au snack des environs. Hasard (ou non), c’est précisément le moment choisi par la collaboratrice que je parraine pour venir acheter également son casse-croûte. Je suis content de lui confier quelques conseils pour gérer les files au mieux, afin de libérer du temps pour travailler sur des projets (ou avoir davantage de loisirs, à sa guise). (J’ai d’ailleurs encore dû attendre que mon sandwich soit prêt avant de pouvoir payer.

Après la pause-midi, retour au boulot. Les idées que nous avons élaborées ce matin pour le projet A doivent à présent être transposées dans quelque chose de tangible. Les analyses en Excel fournissent quelques graphiques qui dessinent clairement la situation. Quelques autres graphiques n’y ajoutent absolument rien et finissent donc à la poubelle. Trois heures s’étaient écoulées entre-temps. Comme le temps file !

Il reste un entretien important inscrit à mon agenda aujourd’hui : dans le projet B que nous menons pour une compagnie d’assurances, une nouvelle application informatique calculerait dans certains cas des primes erronées pour un grand groupe de clients. Ce qui est bien entendu inacceptable. La résolution du problème est en tête de mes priorités. Une collaboration rondement menée nous permet de pointer rapidement l’origine du problème et de formuler une solution. Affaire À suivre, donc. Mais nous sommes contents de l’avancée ainsi enregistrée.

Ensuite, je consacre encore un peu de temps à la formulation précise du problème précédent. Combien de polices sont-elles concernées ? Quel impact pourraient avoir les modifications que nous proposons ? Pour quand prévoyons-nous d’avoir résolu le problème ? Cela a-t-il des répercussions sur d’autres volets du même projet ? Un examen plus approfondi m’apprend qu’il n’y a rien à corriger sur ce plan, heureusement !

Avant de revenir à la maison, je réfléchis aux prochaines étapes à mettre en œuvre pour mieux appréhender les besoins de nos clients et leur offrir une solution sur mesure.

AU NIVEAU DU CONTENU : STRUCTURE DE HAUT EN BAS

Eh bien ! Quel méli-mélo d’activités. Un compte rendu chronologique est-il vraiment le meilleur moyen de relater mes occupations du jour ? En supprimant toutes les informations superflues et en ne conservant que l’essence des activités susmentionnées, je peux relater autrement ma journée. De la même manière que Möbius soutient toujours ses clients dans 3 domaines essentiels, mes activités peuvent se répartir comme suit :

ORGANISATION

  • Dans le projet B, j’ai réalisé une analyse de l’échelle et de l’impact du problème afin d’informer le management du projet des éventuelles modifications dans le planning. Le management peut ainsi contrôler les progrès d’en haut.
  • L’objectif du projet A est d’ancrer les choix stratégiques du client dans toutes les activités opérationnelles qui sont menées. Le groupe de pilotage de la semaine prochaine y contribuera dans la mesure où l’on pourra y prendre des décisions importantes.
  • Chez Möbius, je soutiens également l’entreprise en recherchant en permanence ce que nous pouvons améliorer aujourd’hui ou ce que nous devrons relever comme défi à l’avenir. [Subsubtitel]

COLLABORATEURS

  • Les interviews des collaborateurs impliqués dans le projet A ont permis de voir très clairement la manière dont on travaille aujourd’hui. Dans une phase suivante, nous les associerons à nouveau pour donner corps à nos recommandations afin que les améliorations proposées au client n’en restent pas au niveau théorique, mais soient également mises en pratique effectivement.
  • En sondant les (nouveaux) collègues durant la pause de midi, j’aide également Möbius à entretenir un environnement de travail positif et collégial.
  • En exerçant mon rôle de parrain comme il se doit, j’aide également Möbius à créer une ambiance de travail collégiale optimale pour les nouveaux « Möbians ».

CLIENTS

  • Dans le projet A, la stratégie de l’entreprise est fortement liée aux clients, et pas uniquement aux collaborateurs opérationnels. Mais les dirigeants cherchent également à nouer des contacts étroits avec le client. Les nouveaux objectifs et points d’amélioration doivent nous permettre de sentir dans les opérations quotidiennes comment nous pouvons mieux servir les clients.
  • Dans le projet B, il ne fait pas de doute que je ne me préoccupe pas uniquement de l’organisation et des collaborateurs. La manière dont nous gérons les clients me tient également très à cœur. Des primes erronées sont tout sauf ce que demande le client. La prestation de service se doit d’être parfaite à tous points de vue.
  • Il va de soi que Möbius a également des clients. Et je veille aussi (dans le cadre ou non de projets) à les soutenir le mieux possible. Je mène des réflexions au départ de leur cadre de référence, en suivant de près les évolutions du marché et en imaginant des solutions à de nouveaux défis.

9 VIES ?

Le lecteur attentif aura remarqué que je n’ai mentionné que 8 vies jusqu’à présent. Chez moi, les collaborateurs dans ma vie privée (ma future épouse et mon chat) m’attendent avec un délicieux repas et une soirée agréable, confortablement assis dans mon fauteuil.

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Bjorn Van Moerkercke